Marion des neiges by Jean Martet

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Book Views: 25

Author
Jean Martet
Publisher
Date of release
Pages
0
ISBN
0
Binding
Illustrations
Format
PDF, EPUB, MOBI, TXT, DOC
Rating
5
34

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Marion des neiges

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Book review

Éditions enrichies :
-Introduction et conclusion
-Biographie détaillée et bibliographie de l'auteur
-Contexte Historique
-Notes

Extrait Les Beaux Messieurs de Bois-Doré :

I

Parmi les nombreux protégés du favori Concini, don Antonio d’Alvimar, Espagnol d’origine italienne, qui signait Sciarra d’Alvimar, fut un des moins remarqués, et cependant un des plus remarquables par son esprit, son instruction et la distinction de ses manières. C’était un fort joli cavalier, dont la figure n’annonçait pas plus de vingt ans, bien qu’à cette époque il en déclarât trente. Petit plutôt que grand, robuste sans le paraître, adroit à tous les exercices, il devait intéresser les femmes par l’éclat de ses yeux vifs et pénétrants et par l’agrément de sa conversation, aussi légère et aussi charmante avec les belles dames qu’elle était nourrie et substantielle avec les hommes sérieux. Il parlait presque sans accent les principales langues de l’Europe, et n’était pas moins versé dans les langues anciennes.
Malgré toutes ces apparences de mérite, Sciarra d’Alvimar ne noua, dans les nombreuses intrigues de la cour de la régente, aucune intrigue personnelle ; du moins, celles qu’il put rêver n’aboutirent pas. Il a avoué depuis, en intime confidence, qu’il eût voulu plaire à Marie de Médicis ni plus ni moins, et remplacer, dans les bonnes grâces de cette reine, son propre maître et protecteur, le maréchal d’Ancre.
Mais la balorda, comme l’appelait Léonora Galigaï, ne fit point d’attention au petit Espagnol et ne vit en lui qu’un mince officier de fortune, un subalterne sans avenir. S’aperçut-elle, au moins, de la passion feinte ou vraie de M. d’Alvimar ? C’est ce que l’histoire ne dit pas et ce que d’Alvimar lui-même n’a jamais su.
Que, par son esprit et les agréments de sa personne, cet homme eût été capable de plaire si Concini n’eût pas occupé les pensées de la régente, c’est ce qu’il n’est pas impossible de supposer. Le Concini était parti de plus bas et n’était pas moitié si intelligent que lui. Mais d’Alvimar avait en lui-même un obstacle à la haute fortune des courtisans, un obstacle que son ambition ne pouvait vaincre.

Extrait L’Homme de neige :

Première partie


à maurice sand.

Nous prions le lecteur de vouloir bien entrer avec nous au cœur du sujet de cette histoire, comme il fait quand, au théâtre, la toile se lève sur une situation que les personnages vont lui révéler.
De même, et par conséquent, nous le prions de pénétrer avec nous d’emblée dans le centre de la localité où se passe l’aventure, avec cette différence qu’au théâtre le rideau se lève rarement sur une scène vide, et qu’ici le lecteur et moi allons nous trouver quelques instans tête à tête.
C’est dans un local assez bizarre et peu réjouissant que nous voici transportés : salle carrée, régulière au premier coup d’œil, mais dont un des angles rentre évidemment plus que les trois autres, pour peu qu’on observe le carré du plafond de bois sombre, dont les solives en saillie sont engagées plus que de raison dans le coin qui répond au nord-est.
Cette irrégularité est d’ailleurs rendue plus frappante par la présence d’un escalier de bois dont la rampe se découpe en balustres d’une menuiserie assez recherchée, ouvrage d’un caractère massif qui paraît dater de la fin du xvie siècle ou du commencement du xviie. Cet escalier monte six marches, se repose à un petit palier, tourne carrément, et va engager la dernière de ses six autres marches dans la muraille. Il y a eu là autrefois évidemment une porte qui a été supprimée. Les dispositions de l’édifice ont été changées ; on eût dû supprimer également l’escalier, qui ne sert plus qu’à encombrer l’appartement. Pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? Telle est, cher lecteur, la question que nous nous adressons l’un à l’autre. Malgré cette preuve de respect ou d’indifférence, la pièce que nous explorons a conservé à peu près intact son antique confort.


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